
Publié le
La prise de position sur l'avortement publiée par l'archevêque de Luxembourg, Jean-Claude Hollerich, sur le site www.cathol.lu n’a rien de nouveau. Elle confirme la position de l’église catholique radicalement opposé à toute forme d’autodétérmination des femmes.S’y ajoute que Monsieur Hollerich invoque – de manière plus que critiquable – les droits de l’homme pour justifier sa position.
Avec cette position l’église catholique se met à l’écart de la réalité. Si elle est parfaitement en droit de revendiquer une telle position, il est fortement critiquable qu’elle le fasse sous l’égide des droits de l’homme.
« Que l’église – que l’on a connue moins pointilleuse sur la question des droits de l’homme – se cache derrière l’égalité de tous devant la loi pour demander l’interdiction de l’avortement est un affront à l’institution même de la déclaration des droits de l’homme, alors que sont justement en cause en l’espèce les droits fondamentaux de la femme ». constate Sam Tanson, présidente de déi gréng.
Concernant le projet de loi 6103 portant sur l’interruption volontaire de la grossesse, déi gréng revendique une loi adaptée à la réalité du 21ème siècle. Il appartient à la femme de décider librement d’une interruption volontaire de grossesse, comme le terme l’indique. Or, le projet de loi, non seulement ne dépénalise pas l'avortement mais maintient-encore les deux consultations obligatoires, préalables à l'interruption volontaire de grossesse.
« Nous interpellons le Gouvernement d’abandonner définitivement de s'obstiner dans une politique misogyne, réduisant la femme à un objet qui n'aurait ni la capacité d'évaluer sa situation de vie, ni le droit de décider par elle-même quelle solution est la plus appropriée pour sortir de sa situation de détresse », déclare Viviane Loschetter, députée.
