Plan de relance Barroso: quel gâchis!

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Les Groupes PPE, PSE et  ALDE ont aujourd'hui accepté le plan de "non-relance" de 5 milliards d'EUROS élaboré par le Président de la Commission européenne, Monsieur Barroso.

 
Claude Turmes, vice président du Groupe des Verts/ALE a estimé après le vote sur le plan de relance de Monsieur Barroso que:
 
"Les Groupes PPE, PSE et  ALDE ont aujourd'hui accepté le plan de "non-relance" de 5 milliards d'EUROS élaboré par le Président de la Commission européenne, Monsieur Barroso.
 
La majeure partie des 5 milliards alimentera les comptes déjà bien remplis des pétroliers et des multinationales européennes de l'énergie. Les projets retenus pour la séquestration du carbone et les infrastructures du gaz et de l'électricité n'ont pour la plupart, faute d'autorisations requises, aucune chance d'aboutir dans les 2 années à venir et  n'auront qu'un faible potentiel de création d'emplois. 
 
Le groupe des Verts avait proposé une toute autre approche; prendre les 5 milliards d'EUROS  du budget européen pour assurer le risque - en ces temps de turbulences financières - des prêts des Banques Publiques  européennes   (BEI) ou nationales (KfW, Caisse des Dépôts ). Cela aurait permis d'avoir un effet  de levier sur   l'investissement, avec à la clef 50 à 80 milliards de crédits à l'investissement injectés dans l'économie européenne.
 
Les Verts avaient prévu de concentrer ces investissements sur des secteurs de l'économie où les chances de création d'emplois étaient les plus grandes.  A l'instar de Sir Stern dans son rapport pour le G20,  les Verts avaient  identifié la  rénovation des bâtiments, la modernisation des transports publics et les éco-technologies comme des outils pour lutter contre le chômage et diminuer les émissions de gaz à effet de serre.
 
Mais en vain. Les réflexes nationalistes du "juste retour" des pays contributeurs nets  au budget de l'Union comme l'Allemagne et le poids des lobbies des multinationales ont eu gain de cause. Et comme souvent le Président Barroso a agi comme secrétaire du Conseil au lieu de développer une vision stratégique européenne et de faire preuve de courage politique.
 
Plus que jamais l'Europe a besoin de changement. Ce changement doit venir du  haut. L'enjeu des élections européennes est plus que jamais "STOP BARROSO"  par l'élection d'un Parlement Européen qui lui barre la route et ouvre la voie à un nouvel  élan politique de l'exécutif européen
".