Avortement: OUI à un accompagnement de qualité - NON à une deuxième consultation obligatoire!

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Actualité
Thèmes : 
Femmes
Auteurs : 
Tanson Sam

Publié le

Le 11 juillet, les député(e)s membres de la Commission juridique se sont réunis pour aviser les amendements du projet de loi 6103 relatif à la réforme de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) et plus particulièrement sur les amendements de l'article 353 du Code pénal. A la veille de cette réunion parlementaire éminemment importante à l’égard des femmes contraintes d’avorter au Luxembourg, déi gréng revendiquent le droit à l’auto-détermination pour toutes les femmes.

Si les travaux en Commission juridique ont progressé grâce au travail parlementaire de Viviane Loschetter et aux pressions du Collectif «Si je veux»*, il reste néanmoins un amendement par rapport à l’article 353 du Code pénal qui devra être pris en compte pour que déi gréng soient disposés à aviser favorablement le projet de loi 6103.

Ainsi la députée verte Viviane Loschetter introduit un dernier et ultime amendement à la proposition d’amendements soumis à la Commission juridique. La députée réclame l’accomplissement des conditions de libre choix pour une femme devant avorter. «La deuxième consultation obligatoire ne peut en aucun cas être maintenue» revendique Viviane Loschetter. Il appartient à la femme de décider librement d’une interruption volontaire de grossesse, comme le terme l’indique. La deuxième consultation obligatoire favorisera les avortements à l’étranger ou clandestins, mais ne fera pas diminuer le nombre d’avortements», déclare Viviane Loschetter.

La présidente du parti déi gréng Sam Tanson est également indignée par le résultat. «Il nous faut une loi adaptée à la réalité du 21ème siècle», réclame Sam Tanson. «De nombreux pays, reconnaissent que l’avortement constitue un droit de la femme et ne doit plus figurer dans le Code pénal. Ainsi, en France, l’avortement n’est pas réglé dans le Code pénal, mais dans le Code de la Santé Publique. Le choix ultime d’avoir oui ou non recours à un avortement légal doit revenir uniquement à la femme. Il est grand temps qu’aussi au Grand-Duché, le droit des femmes à l’auto-détermination se reflète dans nos textes de loi.»

déi gréng revendiquent que le gouvernement luxembourgeois et en particulier les Ministres de la Justice et de la Famille reconnaissent enfin les droits fondamentaux au Luxembourg tels que préconisés dans les avis du Conseil d’Etat (CE) et de la Commission Consultative des Droits de l’Homme (CCDH). «Nous sommes les porte-paroles et défenderesses d’une politique proactive qui respecte et promeut le droit et la liberté des femmes. Nous ne pouvons tolérer que des textes législatifs rétrogrades, conservateurs voire misogynes soient votés», concluent Viviane Loschetter et Sam Tanson.

Viviane Loschetter, députée                                          Sam Tanson, présidente du parti

* le Collectif «Si je veux» avait lancé le 8 mars 2010 une pétition «Si je veux - pour l’autodétermination de la femme» et collecté 3.253 signatures de femmes et d’hommes de tous horizons réclamant l’autodétermination de la femme et la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse pour la femme en cas de grossesse non désirée.

Communiqué de presse